Future loi sur l’enseignement primaire

La nouvelle loi sur le Cycle d’orientation étant entrée en vigueur à la rentrée 2011-2012, c’est maintenant au tour de l’enseignement primaire de bénéficier d’une nouvelle loi. Elle est actuellement en cours de rédaction par une commission extra-parlementaire dans laquelle la FRAPEV y représente les parents.

L’avant-projet de cette loi sur l’enseignement primaire tient compte des accords intercantonaux auxquels a adhéré le canton du Valais en vue d’une harmonisation, c’est-à-dire HarmoS, la Convention scolaire romande et le plan d’études romand (PER).

Ces conventions requièrent certaines modifications de la loi valaisanne. Ainsi l’école enfantine, jusqu’alors facultative, devient obligatoire et les enfants devront être scolarités dès 4 ans révolus au 31 juillet. La durée de l’école obligatoire passera donc de 8 à 11 ans.

L’avant-projet proposé par la commission propose une entrée à l’école à mi-temps jusqu’à Noël puis à temps complet à partir de janvier. Les élèves des actuelles premières et deuxièmes enfantines seraient regroupées dans les mêmes classes. Les 11 années d’école obligatoires seront divisées en 3 cycles, de respectivement 2 x 4 ans, puis 3 ans pour le cycle d’orientation.

Il n’y aurait pas de notes pour le premier cycle, mais une évaluation à la fin des 4 premières années pour passer au cycle suivant.

Les redoublements ne seront pas forcément appliqués à chaque fin d’année, le but étant d’avoir acquis les compétences nécessaires à la fin d’un cycle pour entrer dans le suivant.

L’enseignant ne serait plus le seul responsable de sa classe qui sera prise en charge par une équipe pédagogique. Un référant sera toutefois toujours désigné.

Le temps de présence en classe augmentera progressivement au cours de la scolarité et ne sera au total pas inférieur au temps passé actuellement à l’école. Durant le premier cycle, l’avant-projet propose le mercredi matin congé afin de permettre d’harmoniser les heures de début et de fin de la journée entre les différents niveaux scolaires.

La médiation et les études dirigées (aide aux devoirs) devraient également être introduites.

Pour une rapide mise en application de cette future loi, la consultation devrait être programmée pour la fin du printemps 2012 et sans embûches ni référendum, son entrée en vigueur pourrait être effective à la rentrée 2013-2014.

 

                                            Danièle Thiebaud

Depuis 2008, les CAP-LVT (Centre d'Aide et de Prévention-Ligue Valaisanne contre les Toxicomanies) développent en partenariat avec les polices municipales et cantonales valaisannes un concept de prévention comprenant des informations aux commerces, des visites préventives et des achats tests d’alcool (effectués par un jeune n’ayant pas encore l’âge de consommer de l’alcool sous la surveillance d’un intervenant en toxicomanie). Ce concept vise à sensibiliser et soutenir les commerces afin de faire évoluer les pratiques sur le thème de la consommation d’alcool des mineurs et de la protection de la jeunesse.

Après une année concluante dans le Haut-Valais, le comité CAP-LVT confirme son intérêt à la réalisation cantonale de cette prestation. Sur cette base, un groupe de pilotage, regroupant de nombreux partenaires dont la FRAPEV, a été réuni.

La phase pilote s’est déroulée de septembre 2009 à mai 2010 à Monthey et dans la région du Haut-Lac. Les commerces testés étaient des stations service, des bars restaurants et des commerces de détail. Ce concept de prévention comprend 3 phases :

  1. Une action de sensibilisation et d’information par un communiqué de presse et un courrier nominatif, menée par la LVT.
  2. Un travail de proximité par une visite informative de la police.
  3. Des achats tests d’alcool en 2 phases standards suivis d’un entretien, d’un courrier et de la possibilité de suivre une formation facultative. Si une vente illégale est constatée au cours des 2 premières phases, une 3ème est alors programmée.

 

Si la moitié des commerces vendaient de l’alcool aux jeunes n’ayant pas l’âge d’en consommer au début des tests, au final 80 % ont respecté la loi sur la protection des mineurs.

Ce concept a été bien accueilli et la nécessité d’agir reconnue. Le projet des achats tests d’alcool est un maillon intéressant dans le dispositif global de prévention des addictions. Il traite d’une problématique qui concerne les jeunes sans les stigmatiser, ni les accuser mais en les intégrant comme partenaires.

Suite aux conclusions positives de la phase pilote réalisée dans le Bas-Valais, le groupe de pilotage a décidé de poursuivre le concept dans la région de Sion en 2011.

Après des résultats positifs similaires au Bas et au Haut-Valais, il a été décidé de poursuivre les achats tests d’alcool. En 2012, 128 commerces seront testés sur le canton.

 

                                                                                                               Viviane Pellouchoud

Connexion